Aida de Giuseppe Verdi au théâtre romain de Carthage

Sous le haut patronage de Monsieur Youssef Chahed Chef du gouvernement et en présence de M. Mohamed Zinelabidine Ministre des Affaires culturelles et de plusieurs membres du gouvernement et chefs de missions diplomatiques à Tunis dont son excellence Excellence Lorenzo Fanara Ambassadeur d’Italie, le Théâtre romain de Carthage a accueilli jeudi 5 juillet en préouverture de la 54ème édition du Festival International de Carthage la célébrissime Opéra Aida du grand musicien italien Giuseppi Verdi, une œuvre monumentale qui a traversé toutes les époques en préservant toute sa force et son et la subtilité de ses métaphores.
Après sa présentation samedi dernier à l’Amphithéâtre romain d’El Jem qui a retrouvé à cette occasion toute sa grandeur et sa majesté d’antan, l’Opéra Aida a créé l’évènement à Tunis et a attiré un public nombreux et fin, connaisseur de cet art de grande noblesse et raffinement.

Aida à Carthage est un évènement culturel majeur dont les échos retentiront partout dans le monde et plus particulièrement en Italie où l’Opéra est un patrimoine qui restera sans doute gravé dans les annales de ce prestigieux festival qui compte à son actif des artistes de grande notoriété et des spectacles musicaux inédits.
L’Opéra Italien, cet art parfait qui fonde l’identité italienne et dont la naissance est antérieure à celle de l’Etat italien est venu vers nous à travers un projet commun coréalisé par l’Orchestre et Chœur de l’Opéra de Tunis, l’Orchestra Sinfonica E coro del Luglio Musicale Trapanese, l’Orchestre Symphonique Tunisien et des danseurs Tunisiens.

A 21h00 le public a déjà occupé les gradins du théâtre romain qui a eu du mal à contenir ses visiteurs venus de partout redécouvrir ce chef-d’œuvre musical. A 22h00 le grand orchestre de cet Opéra était en place. Un grand silence a envahi les lieux avant que les notes de l’hymne national tunisien et de l’hymne national italien interprétés par l’Orchestre ont empli toute l’atmosphère des lieux. Sous la baguette du Chef d’Orchestre Andréa Certa et une mise en scène de Raffaele di Florio que l’opéra s’ouvre avec sur scène un roi en pleine puissance enragé d’apprendre par un émissaire que son trône est en danger. En costume d’époque, et dans un décor amovible d’une extrême beauté donnant à voir de grandes murailles, une armoirie géante du royaume, un roi et ses fidèles serviteurs le chœur s’est déchainé dans une démonstration fascinante de virtuosité. Le son a surgi de partout avec délicatesse et force au bonheur d’un public averti.

L’histoire d’Aida se déroule à petite dose mais avec un art d’une extrême subtilité et raffinement. C’est l’Opéra dans toute son exubérance où les costumes, les danses, la vocalise fusionnent pour offrir une fresque harmonieuse de couleurs et de sonorités qui font du bien au corps et à l’âme
les grands vocalistes italiens avec au rôle d’Aida : Maité Alberola (Soprano), d’Amneris :Daniela Diakova (Mezzo-Soprano), de Radamès :Dario Prola(Ténor), d’Amonasro : Giuseppe Garra (Baryton), de Ramphis :Andréa Comelli (Basse), du roi d’Egypte :Enrico Rinaldo (Basse) de La grande Prêtresse :Luciana Pansa (Soprano), et du Messager :Giuseppe Infantino (ténor) se sont relayés pour raconter l’histoire d’une passion. Plus de 150 artistes entre instrumentistes, chanteurs solistes de grande renommée mondiale, choristes, danseurs et figurants ont transporté le public de Carthage à Memphis et à Thèbes au temps des Pharaons racontant l’intrigue amoureuse entre Aida, une princesse éthiopienne tombée en esclavage et Radamés, un officier égyptien en temps de guerre entre leurs deux peuples.

Ce grand Opéra en 4 actes a nécessité des moyens humains considérables. Les décors, la scénographie et les costumes ont été réalisés en Tunisie avec le concours des meilleures compétences nationales. Une soirée de grande facture artistique à laquelle les musiciens tunisiens du Chœur et l’Orchestre de l’Opéra de Tunis et de l’Orchestre symphonique tunisien ont pris part.

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