Congrès des éditeurs arabes

Les travaux de la 4e édition du Congrès des éditeurs arabes qu’abrite la Tunisie ont démarré aujourd’hui en présence du ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zinelabidine et d’une fine sélection des éditeurs arabes.
« Le livre et l’édition dans le monde arabe : réalités et perspectives » tel est le thème de ce congrès qui s’est démarqué par la participation également du Président de l’Union des éditeurs arabes Mohamed Rached et évidemment le Président de l’Union des éditeurs tunisiens Mohamed Salah Meaalej.
Organisé pour la 1ère fois en Tunisie, le congrès se veut une plateforme pour exposer les difficultés et les problèmes qui rongent le secteur et pour proposer des solutions à la lumière des avancées technologiques et des mutations que connait le monde de l’édition aujourd’hui.
Félicitant les éditeurs pour leurs efforts et remerciant les congressistes pour avoir choisi la Tunisie pour ce 4e congrès, le ministère des Affaires culturelles a souligné de son allocution de bienvenue que la Tunisie et précisément la ville de Tunis sera en 2019 Capitale de la Culture Islamique et que cette décision témoigne de la place de choix qu’accorde le gouvernement d’union nationale à la culture et ses efforts déployés pour soutenir l’industrie du livre et de l’édition. Le programme national « Tunisie : Cités des lettres et du livre » en témoigne.
Le ministre des Affaires culturelles a également précisé que la Tunisie œuvre fermement pour appuyer les droits d’auteur et des droits voisins et pour renforcer les mécanismes permettant la protection des œuvres et le respect de leurs auteurs. Le ministre a affirmé que la Tunisie soutient comme toujours les éditeurs face aux défis qu’ils confrontent aujourd’hui et que les gouvernements doivent intervenir davantage pour sauver l’industrie de l’édition et du livre.
« Il est temps pour lancer les assises et les ponts d’une solide coopération entre les gouvernements, les entreprises et les grandes sociétés pour instaurer un environnement sain et idéal pour développer des projets importants garantissant un avenir radieux pour le livre et l’édition.
Revenons sur les objectifs du congrès, le ministre a affirmé que l’objectif primordial de cet évènement-phare est parvenir à mettre noir sur blanc des résolutions permettant de consolider la scène culturelle dans le monde arabe. Ces résolutions seront présentées et discutées lors du congrès des ministres des Affaires culturelles arabes qui se réuniront le 11 janvier à Tunis. Des résolutions que le ministre des Affaires culturelles espère qu’elles se concrétisent.
Prenant la parole, le Président de l’union arabe des éditeurs Mohamed Rached a indiqué que l’industrie de l’édition dans les pays arabes demeure au-dessous des attentes et qu’elles souffrent de plusieurs problèmes qui entravent son développement, parmi lesquels, le taux élevé d’analphabétisme dans le monde arabe, la censure et le contrôle exercé sur le livre, les violations des droits d’auteurs, l’absence des mécanismes d’encouragement, l’absence du livre dans les supports médiatiques, le manque des moyens financiers permettant de développer des stratégies solides en matière de communication et de diffusion
Choisissant d’axer sa communication sur l’état des lieux du livre et de l’édition en Tunisie, le président de l’union des éditeurs tunisiens Mohammed Saleh Maalej, a souligné l’importance d’élargir les horizons du dialogue et l’échange d’expertise pour résoudre les problèmes qui rongent le secteur. Il a également exprimé son souhait au nom de tous les éditeurs de voir les résolutions adoptées par les éditeurs, les déclarations qui émaneront de différentes séances de travail, se concrétiser.
Pour cette 1ère journée, les interventions ont été axées sur « la profession des auteurs, éditeurs et distributeurs », » les composantes de l’industrie de l’édition », « les bibliothèques arabes, les politiques de l’approvisionnement et d’indexation ISBN », « l’édition et la commercialisation du papier, du numérique et du livre audio », « la crise du contenu dans le livre arabe » et « la propriété intellectuelle, le plagiat et le piratage ».
Pour le programme de demain, les congressistes disséqueront et étudieront « L’Etat des lieux de l’édition dans le Maghreb arabe », « Les défis de l’industrie de l’édition dans le monde arabe », « L’impact des foires arabes des livres dans la dynamique de l’industrie du livre dans le monde arabe » et « Multimédia et Livre ».
Il est à rappeler qu’au lendemain de la clôture de cette conférence se tiendra, jeudi, la conférence des ministres de la Culture arabes, organisée en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso).

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