Patrimoine : Dix Récentes Découvertes Archéologiques À L’ère Du Numérique

Dix nouveaux sites archéologiques ont été découverts récemment au sud tunisien et ce en faisant recours pour la 1ère fois, en Tunisie, aux nouvelles technologies et aux satellites. Découvertes réalisées dans le cadre de la coopération tuniso-chinoise. Lors d’une conférence de presse organisée dans la matinée le ministère des Affaires culturelles, la bonne nouvelle a été annoncée. Une équipe composée de chercheurs de l’Institut national du patrimoine (INP), de l’Institut des régions arides de Médenine (IRA) et le Centre international des technologies spatiales pour le patrimoine naturel et culturel (HIST), sous les auspices de l’UNESCO, a découvert dix sites archéologiques au sud tunisien. Ces sites sont situés à Tataouine, Médenine et Gafsa et ils sont composés de systèmes de fortification, de forts, de système d’irrigation…). Ouvrant le bal, Faouzi Mahfoudh, directeur de l’Institut national du patrimoine (INP) a souligné dans son intervention que la Chine s’est lancée ces dernières années dans la « construction » d’une ceinture numérique du patrimoine et qu’elle envisage relancer de nouvelles routes de la soie pour favoriser le commerce entre la Chine, le reste de l’Asie, l’Europe et l’Afrique. La Tunisie, l’ancienne Ifriqiya, espère se frayer un chemin sur la nouvelle route de soie et ce dans le cadre du programme « DBAR-heritage » (Digital Belt and road), «Ceinture numérique et route pour le patrimoine». Prenant la parole, le ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zinelabidine a rappelé que son département œuvre depuis presque vingt mois pour la sauvegarde du patrimoine et de la mémoire et que cette coopération s’inscrit dans le cadre de tout un programme visant à conserver et à mieux présenter les richesses culturelles de la Tunisie. Félicitant les chercheurs pour le dévouement, le ministre a noté que cette mission est exceptionnelle pare qu’elle a eu recours aux nouvelles technologies qui ont permis d’explorer les profondeurs de la terre. « C’est une initiative entreprise par la Chine, sous les auspices de l’UNESCO, et avec la participation de la Tunisie » a déclaré le ministre, indiquant que ces derniers temps les découvertes se sont succédé, passant en revue de dernières découvertes telles que le site atérien découvert dans la région des chotts dans le cadre de la coopération tuniso-britannique et qui remonte à une époque datant de 98.000 ans, la civilisation Etrusque qui fait actuellement l’objet d’une exposition au musée de Carthage et le site byzantin fraîchement découvert dans la région de Bulla Regia. Le conseiller culturel de l’ambassade de Chine en Tunisie, Guangming Bai, a félicité à son tour l’équipe scientifique composée de chercheurs pakistanais, italiens, chinois et également tunisiens pour leurs efforts, remerciant le ministre des Affaires culturelles pour son soutien au projet. « Malgré la grande distance qui nous sépare, nos relations sont profondes et historiques » a-t-il indiqué. Directeur de HIST et titulaire de la chaire DBAR, le Pr. Huadong Guo, a rappelé dans son intervention les objectifs de ce programme et son importance dans l’exploration et la valorisation du patrimoine, mettant l’accent sur l’importance de dernières découvertes dans la reconstruction de la nouvelle route de soie, une route à la fois culturelle et économique. Revenant sur les objectifs de cette coopération, Faouzi Mahfoudh, le directeur de l’INP, a tenu a précisé que primo, la Tunisie espère grâce à ce genre de partenariat profiter de ces nouvelles technologies permettant d’avoir des images haute définition des profondeurs de la terre, ce qui veut dire réduire les coûts des fouilles, et également pouvoir enfin donner le jour à une carte numérique du patrimoine de la Tunisie. « Cette carte nous aidera d’une part à mieux intervenir pour protéger et promouvoir ses richesse et de l’autre aider à développer ces régions » a-t-il précisé. Secundo, l’INP espère grâce à cette coopération former ses experts et chercheurs dans le domaine de l’exploration via les nouvelles technologies. L’assistance a eu droit à cette occasion à une brève et consistance présentation de l’Institut de télédétection et de la Terre numérique (RADI) qui chapeaute le projet des nouvelles routes de la soie et de l’Institut des régions arides de Médenine (IRA), l’un des partenaires de cette mission au sud tunisien.

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